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Groupe Management social -
71 rue du Faubourg St. Antoine -
75011 Paris -
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Fax : 01 44 52 02 84 -
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Que l'on parle de développement durable, de
responsabilité sociale ou
sociétale, les entreprises d'une part, le
mouvement syndical de l'autre, se trouvent confrontés
à un champ nouveau de préoccupations aux enjeux
importants mais aux contours mal définis. D'où
l'hypothèse suivante : n'y aurait-il pas
là un champ susceptible de nourrir le dialogue,
aujourd'hui mal en point, entre employeurs et
représentants du personnel ?
C'est sur ce thème que s'est
constitué, à l'initiative de Management
social, un groupe de travail constitué de
responsables de personnel et animé par Jean-Dominique
Simonpoli et Hubert Landier. Ce groupe s'est réuni,
à raison d'une fois par mois, durant toute
l'année 2004 en vue de d'avancer dans sa
réflexion avec le concours d'un certain nombre de
personnalités invitées à apporter leur
témoignage.
C'est des réflexions de ce groupe qu'est issu
la présente contribution. On y analysera :
1 - Comment le problème se pose ?
1.1 - pour les entreprises
Les entreprises se trouvent aujourd'hui
interpellées sur toute une série de questions
nouvelles : effets de leurs activités sur
l'environnement, respect des droits de l'homme par
leurs fournisseurs et sous-traitants, conséquences de leurs
décisions (notamment en termes d'emplois) sur les
communautés humaines au sein desquelles s'exerce leur
activité, sécurité alimentaire, etc.
Nombre d'entre elles se sont ainsi trouvées mises
en accusation, notamment à la suite de catastrophes
industrielles dont il a été fortement question dans
la presse, Les entreprises se trouvent ainsi confrontées
à des interlocuteurs nouveaux pour elles : ONG et
associations représentatives de la
société civile, dont elles connaissent mal
les orientations et les conditions d'intervention.
La façon dont les entreprises se mettent en mesure de
répondre à ces attentes nouvelles n'est pas
sans effet sur leur image et, dans certains cas, sur leurs
possibilités d'accès aux marchés
publics. En outre, dans le cas de la France, il leur faut publier
le bilan annuel RSE et s'organiser en conséquence en
vue de la collecte des données nécessaires à
sa réalisation.
1.2 - pour les organisations syndicales
Les organisations syndicales ont traditionnellement pour
vocation de défendre les intérêts
matériels et moraux des travailleurs salariés ; elles se trouvent toutefois
confrontées aujourd'hui à un renouvellement,
rapide et de grande ampleur, des conditions de leur action :
2 - Les enjeux
2.1 - pour les entreprises
La responsabilité sociétale dont est
aujourd'hui chargée l'entreprise
représente à l'évidence autre chose
qu'un mouvement de mode et représente la
conséquence :
Pour les entreprises, cette interpellation met en cause leur
image. Celle qui ne respecte pas certaines normes jugées
essentielles s'expose à de violentes critiques, venant
de divers groupes militants, qui sont susceptibles de compromettre,
non seulement son image, mais également ses résultats
commerciaux. Certaines entreprises peuvent être ainsi
tentées de traiter le problème exclusivement en
termes de communication.
D'autres, par contre, estiment que c'est la
qualité de leur insertion dans leur milieu qui est en cause,
et donc l'avenir de leur activité ; il s'agit
donc pour elle, non seulement de préserver leur image, mais
de travailler efficacement à la réduction des divers
risques auxquels les expose leur activité et à la
promotion de normes susceptibles de leur garantir une plus grande
acceptabilité et de meilleures conditions de
développement de leurs activités.
Enfin, pour toutes se pose la question de leur capacité
à anticiper les bouleversements sociaux à venir, en
particulier à modifier en profondeur leur politique de
recrutement et de valorisation des minorités visibles.
2.2 - pour les organisations syndicales
Le mouvement syndical se trouve conduit à
s'intéresser au champ de la responsabilité
sociétale de l'entreprise pour plusieurs raisons
convergentes :
3 - L'émergence d'un champ d'intervention commun
3.1 - des règles qui restent à construire
Les règles relatives à la responsabilité
sociétale de l'entreprise restent largement à
construire ; en particulier :
On comprendra aisément que ces différentes
questions fassent l'objet d'enjeux lourds de
conséquences et que les réponses, selon les uns ou
selon les autres, soient largement divergentes. C'est ainsi
que nombre de dirigeants d'entreprise souhaiteraient
conserver au maximum les mains libres tandis que le mouvement
syndical de son côté, ne peut admettre une
définition unilatérale des priorités et un
contrôle unilatéral des résultats auxquels
parvient l'entreprise et qu'elle met ensuite en avant
dans sa communication.
3.2 - un renouvellement possible du champ des relations contractuelles
Le dialogue social, que ce soit au niveau
interprofessionnel, professionnel ou à celui de
l'entreprise, se trouve aujourd'hui très
largement au point mort. Il se déroule dans
l'indifférence générale et se limite
pour l'essentiel à une remise à niveau de
normes qui ne sont pas nouvelles. Une telle situation est
préjudiciable aux parties en présence :
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